+32(0)495.40.48.06
info@asblpositiv.com

La ou les mémoires?

Article écrit pour les éditions Averbode
3 Nov 2019

La ou les mémoires?

On parle très souvent de « LA » mémoire, au singulier mais il serait préférable de parler «DES » mémoires. En effet, chaque individu possède un ensemble de divers processus lui permettant de se souvenir de faits du passé.

Lors d’une tâche d’apprentissage, les différentes « mémoires » agissent de façons complémentaires et sont interdépendantes bien que situées dans des zones cérébrales différentes. Chacune possède des critères, une durée de rétention, un type d’informations retenues…qui lui sont propres. Tous ces systèmes mémoriels ont pourtant un point commun, ils se modifient continuellement sous l’effet de la plasticité cérébrale.

Notre rôle d’enseignant est de mobiliser régulièrement chez nos élèves toutes les grandes familles de mémoires suivantes, celles qui sont essentielles aux apprentissages 

1. La mémoire à très court terme, éphémère = PERCEPTIVES 

C’est la porte d’entrée des apprentissages, elle permet de reconnaître les signaux agissant sur nos sens (odorat, vue, ouïe, toucher…) 

-> Pour favoriser l’ATTENTION, solliciter le plus de sens possibles lors des apprentissages. 

2. La mémoire à court terme mais de grande efficacité = DE TRAVAIL

C’est celle de la conscience, elle permet de traiter les informations utiles à la tâche en cours (analyser, comparer, conduire la tâche, décider…) . Mais son empan est de maximum 5 à 9 éléments

> Pour STOCKER les INFORMATIONS il est important de donner du sens aux apprentissages, de créer des liens, de faire des regroupements.

3. Les mémoires à long terme :

*SEMANTIQUE : tout ce qui peut être décrit, identifié -> plus sujette à l’oubli

* PROCEDURALE : les automatismes ->cette mémoire est implicite, inconsciente

* EPISODIQUE : celle des souvenirs (lieux, époques) -> mémoire très efficace car émotionnelle

-> Pour CONSOLIDER les INFORMATIONS il faut :

– les avoir comprises

– les relier à d’autres déjà possédées (à l’aide de cartes mentales par exemple)

– s’entraîner, les reprendre régulièrement (à l’aide des flashcards par exemple)

– des feedbacks proches

– mémoriser activement

– utiliser des images

Nous ne sommes évidemment pas tous égaux face à la mémorisation, elle peut dépendre de divers paramètres tels que :

  • l’environnement éducatif ou culturel, 
  • le rythme de traitement (plus lent par exemple lors de troubles dys…),
  • les liens avec d’autres souvenirs, la familiarité,
  • l’aisance de rappel…
Conclusion 

Si nous voulons faire accomplir une même tâche à tous nos élèves en prenant en compte leur fonctionnement personnel mais aussi sans nous épuiser, il sera INDISPENSABLE de pratiquer la DIFFERENCIATION PEDAGOGIQUE.

Notre rôle est de permettre à chacun d’être l’ACTEUR de ses APPRENTISSAGES alors aidons les à mieux comprendre le fonctionnement de LEURS MEMOIRES.

« La mémoire est l’avenir du passé. » Paul Valéry

Leave a Reply

%d blogueurs aiment cette page :